GH4, GoPro et drone : mes réglages

Un petit article pour parler des réglages que j’utilise pour tourner des vidéos en mode reportage.

Caméras principales : deux Panasonic GH4

ISO, vitesse d’obturation, ouverture

C’est simple : tout en manuel. Il n’y a rien de plus moche et amateur qu’un changement de ces paramètres en plein milieu d’un plan.

De manière générale, j’ouvre l’objectif à fond pour avoir le plus de bokeh. Les deux autres paramètres suivent en conséquence. En pleine journée, l’ouverture me force à augmenter la vitesse d’obturation, ce qui m’enlève le flou de mouvement, auquel je tiens beaucoup. Pour remédier à ce problème, j’utilise un filtre à densité neutre variable. Je le retire à la nuit tombée.

Une seule exception au « tout manuel » : les cérémonies de mariages en extérieur par temps partiellement nuageux. L’exposition peut changer rapidement sur des caméras posées sur trépieds alors que je suis à l’autre bout de la « scène ». Je les laisse donc se débrouiller comme des grandes.

Balance des blancs

Après beaucoup d’hésitation, j’ai fait mon choix : pour les tournages en mode « reportage », je laisse ce réglage en automatique. Je n’ai tout simplement pas le temps de le régler manuellement, et je peux oublier de le faire.

Un problème de cette méthode, c’est que je vais avoir de temps en temps un plan sur mille qui va changer sa balance en plein milieu. Je peux vivre avec, c’est très loin de m’embêter au point de changer de méthode. Une autre problème plus important : la colorimétrie risque de varier d’un plan à l’autre. Mais au final, j’ai envie de dire que dans la plupart des cas on s’en fout. Exemple avec cette vidéo que j’ai tournée avec des nuages et éclaircies : il n’y a pas deux plans qui ont le même éclairage. Si on regarde bien, ça saute aux yeux. Mais je trouve cela acceptable. De toute façon, avec de telles variations, ce n’est pas une balance des blancs constante qui allait améliorer les choses.

Pour les tournages plus posés, qui fonctionnent moins dans l’urgence, je passe la balance des blancs en manuel, mais c’est vraiment du pinaillage. Je pourrais très bien m’en sortir sans.

Profil de couleurs

L’idée est d’enregistrer l’image la plus « plate » possible : peu de saturation, peu de contraste, pour avoir ensuite beaucoup plus de latitude à l’étape de la colorimétrie.

J’utilise le profil Cinelike-D. Je laisse tout par défaut sauf la saturation que je baisse à -5. Même avec ce réglage extrême, il arrive que les rushes tournés sous les lumières des DJ soient sur-saturés !

Netteté (sharpness)

Il semble y avoir un consensus quand on cherche sur le net : mettre ce paramètre au minimum, à -5. Les raisons invoquées : la netteté est un truc appliqué artificiellement à l’image brute par le boitier. Trop de netteté provoque des problèmes. Et quitte à en rajouter, autant le faire en post-prod plutôt qu’avec le boitier qui le fait forcément moins bien. J’ai essayé pendant un temps d’appliquer ce paramètre à son minimum comme il est conseillé partout, mais je n’ai pas accroché. Je suis revenu à la valeur 0, car je trouvais mes images trop douces, tendance floues.

Au final, c’est très personnel comme choix : vous devez faire des tests et voir ce qui vous parle le plus. Je pense aussi que le réglage doit changer selon l’objectif utilisé : je tourne souvent en ouvrant à F/1.0. J’ai du bokeh en pagaille, du flou à volonté. Donc je suis preneur de netteté au niveau de ma zone qui est bien mise au point. Et je trouve qu’en en rajoutant en post-prod, c’est plus moche. Mais c’est avant tout une histoire de goûts.

Réduction du bruit

Même principe que le précédent : un logiciel adapté le fait mieux en post-production que ce que la caméra fait à la volée. Cette fois j’adhère au principe, notamment gràce à l’usage de Neat Video, un plugin très puissant.

Les GoPro (3 et 4)

J’active d’emblée le mode pro-tune. Je passe en couleurs « flat » pour assurer une constance entre mes différentes caméras.

Au niveau résolution, je ne filme quasiment qu’en 4K : l’image d’une Gopro, c’est forcément caca comparé à mes grosses caméras avec leurs gros objectifs. Donc je maximise mes chances en boostant la résolution, ce qui me donne un meilleur piqué une fois la vidéo ramenée en 1080p. Je ne baisse en résolution que s’il faut faire du ralenti.

De manière générale, j’utilise très rarement mes GoPro professionnellement. Elles sont plutôt destinées à un usage personnel.

Le drone (DJI Mavic Air)

Même principe que mes caméras principales : tout en manuel, sauf la balance des blancs. Je me réserve la possibilité de changer d’avis un de ces jours : peut-être que je passerai en balance des blancs manuelle plus tard. Mais pour l’instant, le temps en l’air étant précieux (pour préserver la batterie et la sécurité), je laisse l’appareil gérer ce paramètre.

Astuces, Matériel, Tournage

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