L’importance du son et de la musique

De manière générale, le son est plus important que l’image. On peut tolérer de mal voir la scène à un concert, de subir une mauvaise qualité d’image sur Youtube à cause d’une mauvaise connexion, de voir des plans flous qui tremblent (le cinéma d’action actuel fonctionne comme ça après tout). Par contre, on ne peut absolument pas supporter un son qui grésille, avec un fort bruit de fond, trop fort ou trop bas, ou une musique énervante.

La musique, premier vecteur de critiques

Il suffit de quelques secondes pour qu’une musique nous fasse bien rentrer dans une vidéo, ou qu’au contraire, elle nous en sorte totalement. Quand une personne regarde une de mes vidéos, j’ai en général droit à un commentaire sur la musique dès le début. C’est pourquoi je veille toujours à choisir des morceaux qui fonctionnent dès les premières notes, et qui gardent le spectateur concentré. Si les premières secondes ne fonctionnent pas, on perd la personne et il n’y aura pas de suite.

Le problème de la musique est facile à gérer pour les mariages, car la SACEM permet l’utilisation de morceaux connus à des tarifs relativement abordables. Pour des films promotionnels ou institutionnels, cela n’a rien à voir. Les tarifs sont trop élevés pour la plupart de mes clients qui sont des PME et des conférences. Il faut alors se rabattre sur deux solutions :

  • De la musique libre de droits. 99% de morceaux affreux, il faut investir du temps pour trouver le 1% restant, que vous retrouverez utilisées dans d’autres vidéos Youtube.
  • De la musique payante mais abordable avec gestion des droits facilitée comme sur Song Freedom ou Triple Scoop Music. La qualité est déjà bien meilleure et la recherche plus facile. il faut compter entre 40 et 120 € par musique.

La musique avec ou sans paroles ?

Je trouve qu’il n’y a pas de règle absolue, en dehors de celle-ci : s’il y a des paroles, attention à leur sens. J’ai déjà entendu dire « j’aime bien cette chanson de Lilly Allen elle irait bien pour un mariage ! ».

Pour un film d’entreprise, j’ai tendance à prendre des musiques sans chant. Principalement pour la clarté : ne pas déconcentrer le visionneur si des textes apparaissent à l’écran. Pour le reste, c’est du feeling.

Pour les films principaux de mariages, je préfère généralement qu’il y ait des paroles. Lorsque je dois mixer des extraits de discours ou de déclarations des mariés, je passe potentiellement temporairement sur une version instrumentale. Je ne cherche pas à ce que les paroles collent totalement à ce qu’on voit à l’image, ce serait impossible. Je vérifie juste qu’il n’y a pas de grande contradiction entre ces deux éléments.

La petite touche personnelle

Pour le dernier mariage que j’ai couvert, j’ai pu enregistrer le frère et la sœur de la mariée jouer au piano des musiques qui ont été utilisées lors de la journée. J’ai pu ensuite les utiliser en fond sonore de certaines vidéos.

Le meilleur a été de garder le secret, afin de réserver la surprise au visionnage pour les mariés. Émotion garantie !

Comment on choisit les musiques

Le choix est particulièrement délicat pour un mariage. En ce qui me concerne, j’utilise en grande partie des musiques de la playlist des mariés, ou bien des chansons qui sont passées lors de la journée.

Seul cas particulier : le vidéo clip qui récapitule la journée. J’accorde une énorme importance au choix de sa musique, et je tiens à être libre sur ce sujet. J’ai le recul nécessaire sur le mariage que je monte pour savoir quelle a été la tonalité générale, et quelle chanson pourrait le représenter au mieux. Je m’autorise à utiliser des musiques inconnues des mariées. Aussi, réalisant des montages dynamiques, je tiens à utiliser des musiques qui comportent des variations de rythme. Il me faut des notes sur lesquelles « accrocher » mes cuts.

Si les mariés tiennent à utiliser à tout prix une certaine musique, je prends en compte leur demande : après tout, le client a raison ! L’inconvénient d’une musique au rythme inadapté peut être gommé par le grand sens qu’elle peut avoir pour les mariés eux-mêmes et leur vécu en commun. Il reste quand même de mon devoir d’avertir les mariés si jamais je trouve leur choix non pertinent.

Les gens qui parlent

De mon point de vue, le plus important à immortaliser dans un mariage, ce sont les moments où les gens parlent, font une déclaration, un discours. Je mets tous les moyens en oeuvre pour avoir le meilleur son possible.

La solution la plus préférable est de brancher mon enregistreur sonore sur une éventuelle sortie son elle même reliée aux micros. Je me sers alors des micros fixés à mes caméras pour capter l’ambiance dans le public. Mais ce n’est pas toujours possible, selon le matériel qu’il y a sur place. Je dois alors placer des micros dans les lieux, aux endroits stratégiques pour être sûr de bien capter les paroles de tous les intervenants.

Au montage, beaucoup de temps est passé à mixer le son : ajuster les niveaux, jongler entre paroles et bruits d’ambiance, etc.

Tricher avec les paroles

Pour les captations de cérémonies dans leur globalité, j’enregistre les discours tels quels, ils sont montrés de manière « brute ». Il n’en va pas de même pour les vidéos récapitulatives comme celle de Maud et Guillaume par exemple :


 

Deux passages comportent des interventions orales. En fait, beaucoup de magie a eu lieu au montage pour ces moments. Il y a 3 personnes pour lesquelles j’ai du « effacer » des bégaiements, des lapsus, des répétitions. Ceci afin de garder une vidéo fluide. Ces petits « ratés » sont très précieux et attachants, surtout quand on voit la réaction amusée de l’auditoire, et c’est pour ça qu’ils sont conservés dans les vidéos de captations complètes. Mais dans une vidéo récapitulative, il est préférable de les gommer pour garder un rythme entraînant. Le plus important est d’arriver à doser ses corrections pour ne pas non plus dénaturer les discours.

J’ai aussi triché en rapprochant certains fragments de phrases. Par exemple, le père de la mariée prononce les prénoms des deux intéressés avant de s’adresser à chacun d’entre eux. En vrai, il prononçait ces prénoms à d’autres moments de son discours. J’avais besoin de récupérer ces prénoms prononcés pour que le spectateur sache à qui le père s’adressait. On pouvait le deviner sans les prénoms, mais cela pouvait alors distraire le spectateur le temps qu’il visualise la scène. Ce genre de modification n’est pas que pour satisfaire les gens ne connaissant pas le contexte de la vidéo : même les mariés auront besoin de ce genre de repère dans quelques années, quand leurs souvenirs seront plus diffus.

Toutes ces modifications sont très chronophages : je passe au moins le tiers du temps de montage de cette vidéo sur ces passages.

Conclusion

Le maniement du son est compliqué, que ce soit pour la musique ou les paroles, et au tournage aussi bien qu’au montage. Je vous conseille de bien écouter les résultats obtenus par votre vidéaste sur ses précédentes prestations avant de vous engager.

 

Montage

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