Bilan 2021

Cet article est la suite logique du même article paru il y a un peu moins d’un an. Le 31 décembre 2021 s’achevait mon premier exercice comptable. l’occasion de faire un petit point sur mon activité.

Les chiffres

Le premier exercice comptable de ma boite s’est étendu d’avril 2020 à décembre 2021, soit 20 bons gros mois. A savoir que le premier exercice d’une boite peut durer jusqu’à 24 mois tant qu’il ne dépasse pas deux fois la date du 31 décembre. Je crois qu’il n’y a que des avantages à faire durer le premier exercice au maximum : cela permet de se donner le temps de se mettre en jambes, de reculer au maximum les frais d’établissement du bilan et d’avoir une meilleure visibilité sur l’exercice suivant.

J’ai réalisé sur ces 20 mois un chiffre d’affaires de 127 000 €.

Au niveau des dépenses :

  • Je me suis versé au total une rémunération de 23 000 €.
  • J’ai sous traité des prestations pour 26 000 €.
  • J’ai investi dans 13 000 € de matériel.

Au final, j’ai réalisé un résultat de 33 000 €, dont 5000 € d’impôts sur le bénéfice seront prélevés par l’État. Ainsi, le résultat final est de 28 000 €. Évidemment, le jeu était de réduire mon bénéfice au maximum afin de ne pas payer trop d’impôts dessus. J’aurais pu me verser une plus grande rémunération afin de faire baisser ce bénéfice, mais j’ai préféré garder de la trésorerie dans la boite afin d’anticiper les dépenses du début d’année et d’éventuels coups durs.

Je suis très content de ce premier exercice. Je suis surtout très satisfait d’avoir pu commencer à me verser une rémunération dès le premier exercice.

Petite frustration : j’ai établi pas mal de factures en toute fin d’année, qui ne seront payées que 2 mois plus tard. Je me retrouve donc avec un beau chiffre d’affaires dans le bilan mais sans la trésorerie qui va avec, ce qui est peu confortable. Sans parler du fait que d’expérience, beaucoup de mes clients passent par une sorte de trou noir pendant les fêtes, ce qui occasionne encore plus de retards de paiements. Ce n’est pas de la filouterie de leur part, juste des systèmes défaillants de gestion de paie qui toussotent un peu. L’année prochaine j’essaierai d’avoir un meilleur timing, tout en restant dans la légalité.

Retour sur les objectifs

L’année dernière je m’étais fixé trois objectifs.

Doubler mon nombre de clients récurrents en vidéo corporate industrielle

C’est raté. Aucun nouveau client industriel. Mais ce n’est pas grave, pour deux raisons :

  • J’ai énormément consolidé mes relations avec mes 3 plus gros clients, qui font appel à moi régulièrement sur des prestations récurrentes. C’est un régal de travailler avec elles et eux.
  • Un nouveau gros client qui n’a rien à voir avec la vidéo corporate a débarqué à l’improviste, remettant en cause tous mes plans, pour le meilleur. J’y reviens plus bas.

Réaliser une première publicité sans toucher à une caméra ni à une lumière. Tout déléguer à un directeur photo.

C’est à la fois raté et réussi. En soi, je n’ai pas atteint l’objectif : à chaque fois que je me suis déplacé sur un tournage, j’avais une caméra dans les mains. Par contre, j’ai commencé à sous traiter des tournages dans leur entièreté, et ça c’est une première pour moi, et un vrai bonheur. J’ai ainsi fait appel à des vidéastes indépendants pour couvrir des missions trop loin de ma région ou bien à des dates où j’étais indisponible.

J’ai aussi décidé de ne plus me déplacer seul sur un tournage : je viens systématiquement avec au moins un ou une cadreuse qui m’aide dans toutes mes tâches. Cela me rajoute de la sérénité, de la sécurité (comme le jour où j’ai du quitter un tournage car cas contact), et plus de qualité dans le rendu final.

Écriture de fiction : obtenir un retour positif ou négatif d’une boite de production.

Fait. J’ai improvisé avec un ami en quelques jours un synopsis envoyé à un appel à projets. On n’a pas été sélectionné, et c’est très bien. On avait une bonne idée d’univers, mais l’intrigue n’était pas intéressante : le manque de temps nous a fait utiliser trop de lieux communs, donnant un air de déjà vu au projet. J’ai beaucoup appris en faisant ça, et j’espère recommencer. Je continue à écrire des petites choses sur mon temps libre.

Retours sur les différentes sources de revenus

Vidéo corporate industrielle

Comme je l’ai dit plus tôt ça se passe bien, avec des clients fidélisés au top. Rien à dire de particulier sur ce secteur, j’espère continuer sur ma lancée. J’ai semé des graines au niveau réseautage pour acquérir de nouveaux gros clients, mais pour l’instant il n’y a rien de concret.

Publicité web

Pas trop d’évolution dans ce domaine : j’ai réalisé une publicité à petit budget que j’aime beaucoup, mais en dehors de ça, pas grand chose. Je manque clairement d’un critère différenciant, et je n’ai pas spécialement l’envie de me déchirer à le trouver, vu que je suis pris ailleurs. CF le paragraphe suivant.

Making of de film

C’est la prestation qui a chamboulé ma fin d’année : j’ai suivi le tournage du film Balle Perdue 2 pour le compte de Netflix. Chamboulement car j’ai été appelé une semaine avant le début du tournage. Ma mission : filmer des images making of en vue de promouvoir le film à sa sortie. L’axe principal, c’est les scènes d’action et de cascades en voitures. L’idée étant de montrer que tout est fait « en dur », avec des vrais gens, et avec les acteurs qui réalisent leurs propres cascades.

Je ne peux pas trop en parler et je ne peux montrer aucune image pour l’instant, donc je vais juste dire que c’était génial et que je veux le refaire.

Le tournage du film est terminé, mais je continue à suivre l’équipe lors du montage et de toute la post-production en général. Viendra ensuite la phase de montage des featurettes promotionnelles, une fois le film terminé. En bref, ce projet va encore me prendre une bonne partie de l’année 2022, c’est pourquoi j’ai un peu levé le pied sur mes autres types de prestations.

Le rythme de travail

Du positif et du moins positif. La bonne chose, c’est que j’ai appris à anticiper les vacances : c’est officiel, le mois d’août ainsi que la période allant du 15 décembre au 15 janvier sont totalement morts au niveau des interactions avec les clients. Je ne parle pas d’un ralentissement, mais bien d’un arrêt total : littéralement personne n’est là ! Ça a été dur à gérer moralement la première année car je lançais mon activité et j’avais envie d’aller vite. Mais cette année je m’y attendais et j’ai donc pu prendre du temps de repos (que ma femme a réquisitionné pour me faire refaire le rez de chaussée de la maison).

Maintenant le point problématique c’est le rythme en dents de scie. Au moment où j’écris cet article j’ai 5 prestations en cours. Certaines sont en écriture, d’autres en montage et d’autres en attente de validation finale. Je ne peux avancer sur aucune d’elles car j’attends des informations ou retours des 5 clients. Cela peut durer plusieurs jours comme ça. Et en général, les 5 prestations vont se débloquer au dernier moment avec une réaction attendue de ma part très rapidement. Et je vais me retrouver à bosser dans l’urgence sur 5 projets en parallèle. Pour l’instant j’arrive à le gérer, mais il va y avoir un moment où je serai le cul entre deux chaises : trop de boulot à encaisser d’un coup tout seul, mais pas assez pour embaucher quelqu’un. Et tout cela avec très peu de prédictibilité.

Je pense que la première solution est de relativiser les attentes des clients en termes de délais, et d’imposer un peu plus mon propre rythme. J’ai régulièrement des projets ultra urgents à rendre à la fin du mois qui au final ne se terminent que 3 mois plus tard car le client a pris du retard de son côté. Si lui peut prendre du temps, je peux en prendre aussi. Mais d’un autre côté, je sais que mes clients apprécient ma réactivité et que c’est très agréable pour eux. Pas évident de trouver le bon équilibre.

La vie perso

Le fait d’être à mon compte a beaucoup aidé à absorber le bordel monstrueux créé par le Covid. A chaque enfant cas contact/positif/fermeture de classe, j’ai pu me libérer un minimum pour gérer le délire. Avec une exception cependant : suivre le tournage du film m’a rendu régulièrement absent auprès de ma famille, et ma femme a du tout assumer pendant plusieurs semaines. Pour un seul tournage c’est passé, mais si jamais cela se reproduit il va falloir trouver une solution qui évite de la mettre sur les rotules.

De manière générale je suis ravi d’être entrepreneur, et sauf nécessité absolue, je ne voudrai plus jamais être salarié. Et je suis encore plus heureux d’être seul aux commandes : je n’ai de comptes à rendre à personne, je fais ce que je veux et quand je veux. Ça peut être nocif, mais dans mon cas, je trouve que ça me convient.

Objectifs 2022

  • Couvrir à nouveau un making of pour un autre film. Tâche assez ardue d’ici 2023 vu que mon travail sur Balle Perdue 2 ne sera visible qu’à la sortie du film, c’est à dire pas tout de suite.
  • Faire le même chiffre d’affaires que ces 20 premiers mois mais sur seulement une année.

Entrepreneuriat

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